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OÙ EST MA LOGIQUE?
Tenir compte des raisons des autres et réfuter en connaissance de cause.

Levée de fonds.
Paierait-on pour faire faire à son enfant un exercice de dictée bien adapté à son niveau? Non. Mais si l’exercice a lieu en classe et que chaque élève sollicite des contributions à un organisme public appelé Fondation Paul-Gérin Lajoie, en souvenir du premier ministre de l’éducation de la province de Québec, en vue de répandre l’instruction dans le reste du monde aussi, que ce soit pour des salaires d’instituteurs (-trices), des constructions d’école, du transport scolaire, les dons se multiplient et s’élèvent facilement à 100$ par famille.
1. Effet d’entraînement en tant que membre d’une collectivité.
2. Image de soi égalitariste. On s’autorise de la réaction du groupe, du fait que l’on considère que chaque membre ne peut rien faire de plus.
3. Tentative d’étendre sa puissance personnelle sans risque ni frais. Pour une somme relativement réduite, on participe au progrès du français dans le monde.
4. Soumission à la suprématie de l’idée de bien, à l’absolu de la pensée.

Opter pour un des distracteurs ou commenter son hésitation ci-dessous. On reçoit aussitôt notre opinion. Une réponse plus personnelle est possible éventuellement.

Réponse:
Vous pouvez aussi noter ci-dessus une question que vous vous posez.
Adresse électronique (courriel):

Réflexion d'hier

Sous l’effet de la douleur, obligé de m’arrêter, voilà que je me défends et prends conscience de la situation. Mais ce n’est pas tout. Je prends maintenant conscience aussi de cette prise de conscience. Deux pensées superposées. Détachées vers le haut, surplombantes par elles-mêmes, la seconde est plus élevée que la première.
   Où suis-je moi?

1. Là où se trouve le plus de réalité qui se grave concrètement dans la mémoire: la première prise de conscience, la douleur.
2. Là où j’ai découvert, un peu par hasard, un moyen de me détacher vers l’insensibilité des pures pensées.
3. Au sommet des prises de conscience successives.
4. Un pied dans l’immortalité.

Notre proposition de corrigé.
DÉLIBÉRATION sur le choix 1. Moi qui me réjouissais de pouvoir l’oublier en pensant à autre chose!...
2. Élan prometteur.
3. Il n’y en a pas puisqu’on peut toujours aller plus loin. Mais on peut se rendre compte de la récursivité, circuler en sens inverse, comprendre ainsi que toutes ces pensées ont un point de réel commun, une actualité renouvelée qui est le lieu inamovible du moi.
4. Certainement pas. Ce serait s’installer inéluctablement dans le temps, en compagnie de tous ceux qui s’enfoncent dans ce gouffre illusoire en chantant la même chose tous ensemble. Pas dans l’immortalité mais dans l’éternité. Celle-ci est bien différente. Elle englobe l’avant et l’après du temps comme, de celui-ci, tout, même les déterminations. On ne peut s’en faire une image parce que nous y sommes nous-mêmes englobés, y compris notre image. Mais il faut qu’elle soit une et indivisible.
DÉFINITION Disons que l’éternité est ce qui assure sa réalité à toute chose, y compris la pensée et le moi.
AVERTISSEMENT Le réel n’est pas dans nos fantasmes partagés et autres préjugés que véhicule gracieusement le langage.
PREUVE La douleur revient. Vif élancement intempestif.

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