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Historique
Après la prise de Bruxelles
le 17 août 1356 par le comte de Flandre Louis de Male et la facilité avec
laquelle Everard 't Serclaes la délivra, les édiles de la ville décident de
construire une nouvelle enceinte remplaçant celle du XIIe siècle. Le projet
est d'ampleur, il se déroule sur 7500 mètres, défendus par 72 tours et possède
7 portes fortifiées. En 1379, il est achevé à l'exception d'un tronçon du
côté du Midi, faute de moyens financiers. La position de la Porte d'Op
Brussel, érigée entre 1357/60-1373, est avant tout déterminée par la présence
d'un affleurement rocheux environne d'un sol sablonneux trop instable. Malgré
la maçonnerie imposante de l'édifice, la Porte peut être facilement attaquée
de différents côtés. Si les armes à feu font déjà partie de son arsenal,
comme en témoigne la forme des meurtrières, les perfectionnements de l’art
de la guerre auront raison d’elle. Rendue inopérante, elle est désaffectée
en 1464. Commence alors la série des
multiples destinations pour lesquelles elle reçoit divers aménagements plus
ou moins heureux. D’abord grenier à blé, elle devient dépôt de mendicité,
puis cachot pour prisonniers militaires et de droit commun, lieu de culte luthérien,
dépôt des archives de l’Etat en 1827 et pour finir « Musée Royal
d’armures, d’antiquité et d’ethnologie » en 1847. La Porte de Hal au XIXe siècle
C’est l’architecte de la
ville de Bruxelles, N. Roget qui le premier modifie en 1828 les percements,
cote ville, en y ajoutant six fenêtres rectangulaires. En 1840, le boulevard
de Waterloo et le début de la rue Haute sont relevés de trois mètres. Le
passage charretier de la Porte devient de ce fait impraticable. La hauteur de
l’édifice s’en trouve passablement diminuée. Une nouvelle façade côté
ville est conçue par T.F. Suys, de même que des percements néo-gothiques côté
faubourg (Saint-Gilles). L’utilisation d’un bâtiment
militaire du XIVe siècle ne se prête guère a une exploitation muséale
comme il en a été décidé en 1839. Les vastes pièces sont mal éclairées,
leur aération est inadéquate et la circulation par les escaliers intra-muros
entre les différents niveaux difficile. C’est pourquoi, des 1850, on étudie
de nouveaux projets d’aménagement. Henri Beyaert en est officiellement
chargé en 1860. Les travaux débutent à la remise du second projet de
l’auteur en 1868 et prennent fin en 1870. La restauration de Henri BeyaertLa conception de la
restauration de H. Beyaert doit se comprendre comme un travail de recréation
à partir des structures existantes : les caves, l’actuel rez-de-chaussée
et le premier étage en sont riches. Ce dernier possède un beau voûtement de
style gothique flamboyant, un des premiers exemples d’utilisation dans un édifice
profane. Le chemin de ronde, le grenier, la charpente et la couverture du toit
sont l’œuvre de l’architecte, sans oublier l’escalier monumental à vis
compris dans une grande tour accolée à la façade, côté ville, qui a donc
été remaniée. La restauration redonne la sensation
de grandeur a la silhouette du bâtiment médiéval tel qu’un homme
du XIXe siècle pouvait se l’imaginer en accord avec les nouvelles données
de l’aménagement de la construction en musée. Principales dates de l’histoire de la Porte de Hal
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