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exterieur

La Porte de Hal - Boulevard du Midi - 1000 Bruxelles
Entrée: 2€, 1€/Informations et réservations 02/534.15.18

 

Musée d'armures et d'artillerie, façade avant 1870, J. et F.  Neirynck, E.Lyon - Claesen  Editeur, Bruxelles

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wenteltrap

zolder

interieur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La  Porte de Hal, appelée autrefois Porte d'Op Brussel fut construite en 1381. C'est le seul vestige visible de l'ancien rempart de Bruxelles. En 1847, on en fit l'un des premiers musées d'Europe. Mais l'ampleur sans cesse grandissante de ses collections rendit vite l'essaimage nécessaire : armes et armures restèrent sur place et le reste fut exposé au Cinquantenaire dès 1889.

En 1976 le musée ferma ses portes pour permettre à la Régie des Bâtiments d'en entreprendre la restauration. La dernière phase de cette campagne qui comprend la rénovation de la façade est imminente.

La Porte de Hal est une construction unique, témoin de plus de 600 ans d'histoire. Le musée rénové présentera l'histoire du bâtiment lui-même à ses visiteurs. La Porte donne accès à la ville. Des expositions temporaires mettront en évidence le thème de la ville, pas de la ville de Bruxelles, mais de la ville en général, avec son identité et ses problèmes spécifiques.

L'exposition "Centre-Centrum" images de la vie en ville s'inscrit bien dans ce contexte.

 



Heurs et malheurs de la Porte d'Op Brussel

Le 17 août 1356 le comte de Flandres, Louis de Maele s'empare de Bruxelles, mal protégée par un enceinte du XIIe siècle. Après la délivrance de la ville par Everad 't Serclaes, les édiles décident  de construire un nouveau rempart afin d'en renforcer les défenses. Le projet est d'ampleur : 7500 mètres de muraille défendue par 72 tours et percée de 7 portes fortifiées. En 1379, il est pratiquement terminé, à l'exception d'un tronçon du côté Sud, faute de moyens financiers.

En l'absence d'archives, il est difficile de préciser la date de construction de la Porte de Hal, mais on peut la situer entre 1357 et 1373. La position de la porte de Hal, dite Porte d'op Brussel, semble déterminée par la présence d'un affleurement rocheux dans une zone de sables instables. Contrairement à la légende elle n'a pas été construite sur pilotis !

Comme en témoigne la forme de certaines meurtrières, les armes à feu faisaient déjà partie de son arsenal. Mais si sa maçonnerie est à toutes épreuves, sa position stratégique est faible, elle peut être facilement attaquée de différents côtés. L'évolution de l'art de la guerre entraîne très rapidement da démilitarisation, en 1464, et ses diverses affectations successives, en tant que prison, réserve de blé, temple luthérien, dépôt d'archives, sont à l'origine de plusieurs campagnes d'aménagement. A diverses reprises le bâtiment servit de prison, c'est ce qui lui valu d'être épargné lorsque l'empereur Joseph II ordonna de démolir le rempart à la fin du XVIIIe siècle. Souvent la conservation de la Porte de Hal fut remise en cause, et bien des fois son sauvetage n'a tenu qu'à un fil.

 

Les transformations du XIXe siècle

En 1839, on propose de faire du bâtiment un musée. L'utilisation d'un ouvrage militaire en musée ne va pas sans d'importantes transformations : il faut penser commodité des accès et qualité de l'éclairage. De plus, en 1840 le boulevard et le début de la Rue Haute sont surélevés de 3 mètres, ce qui rend le passage charretier impraticable.

En 1860 Henri Beyaert est chargé de la transformation définitive de la Porte en musée; L'architecte conçoit sa mission comme une recréation à partir des structures existantes qui restent visibles dans les étages inférieurs.

Beyaert ajoute une façade neuve, dotée d'une tour qui abrite un monumental escalier à vis. Il choisit de surélever le monument  en le dotant d'un chemin de ronde et d'un grenier dont la splendide charpente soutient une toiture pittoresque. La restauration, qui restitue sa hauteur au bâtiment, concilie les nouvelles exigences de l'aménagement  d'un musée avec l'idée romantique que l'on se faisait d'une construction médiévale en cette fin de XIXe siècle.

 

Le dégagement des structures médiévales

Le bâtiment, classé en 1990, fait l'objet de fouilles archéologiques en 1991. Les structures anciennes sont étudiées et les enduits modernes ôtés, laissant réapparaître au jour des éléments médiévaux tout à fait intacts.
Du côté de Saint-Gilles, le système défensif de l'ancienne entrée est aisément reconnaissable. Dans la façade, on voit les ouvertures qui laissaient passer les chaînes au moyen desquelles on manoeuvrait herse et pont-levis depuis la salle du premier étage. De chaque côté de la construction, dans l'épaisseur du mur, se trouvent les cages d'escalier médiévales.

La salle du premier étage conserve encore la pluspart de ses structures originelles. Les colonnes et pilastres sans chapiteaux  peuvent être considérés comme un des témoins les plus typiques de l'architecture flamboyante. La Porte de Hal est le seul exemple conservé de cette architecture remontant au-delà du dernier 1/4 du XIVe siècle.

 

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