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Modélisation des façades de la Place du Luxembourg.Ont participé à cet exercice:Bernaert F., Corin F., Dispaux F., Jamar M., Vogeleer N., De Blieck C., Ferreira I., Kepaou Kouamou J., Pirot O., Pisaneschi A., Poskovic U., Stevens F., Van Vyve F. La place du Luxembourg de l'architecte Trappeniers constitue non seulement un des derniers exemples de places de gare du XIXème mais également un très bel ensemble néoclassique à Bruxelles. Les facades qui bordent la place sur trois cotés ont fait l'objet d'une procédure de classement qui a abouti en 1992, un an après que la facade de la gare ait été elle-même classée. A l'initiative de la Fondation Roi Baudouin, une collaboration entre notre institut et Sint-LukasArchief a donné lieu à la réalisation d'une plaquette (dans la série Embellissements: projets pour Bruxelles) consacrée à la place du Luxembourg. "Régularité, ordre, harmonie et symétrie sont les principales règles de composition qui ont présidé à la conception architecturale des facades de la place du Luxembourg. En regardant attentivement le plan initial de 1854 dessiné par l'architecte A. Trappeniers, on voit apparaitre clairement le jeu subtil de la composition fondé sur plusieurs degrés de symétrie. On peut ainsi progressivement décomposer les vingt-trois travées de la facade et mieux saisir les relations complexes qu'elles ont entre elles. Sur trois niveaux, les vingt-trois travées - nombre impair - dont la douxième marque le centre de la composition générale, s'ordonnent en cinq groupes eux-mêmes répartis hiérarchiquement en trois avant-corps en saillie (au centre et aux extrémités) et deux zones intermédiaires. L'avant-corps central compte a son tour cinq travées, la porte d'entrée ainsi que le balcon du premier étage situés au milieu de la travée centrale renforcant encore l'effet axial." Jos Vandenbreeden in "L'architecture de la place du Luxembourg ou comment les lois subtiles de la symétrie peuvent régir une composition architecturale." Nous trouvons, dans cette introduction à une analyse plus complète de composition architecturale par Jos Vandenbreeden, un excellent prétexte à un exercice de modélisation par description textuelle. La modélisation par description textuelle, qui constitue un des champs d'investigation privilégiés d'AlICe, permet la mise en oeuvre concrète de l'analogie que l'on peut discerner entre les règles de composition néoclassique et les règles (simples) qui régissent le langage. L'exercice se déroule en deux temps: -Premièrement: l'analyse architecturale (par décomposition) de la facade: Etablissement du relevé de la facade, hypothèses concernant la composition. -Deuxièment: la modélisation textuelle (par recomposition): Il s'agit de décrire finement la géometrie des éléments et des détails architecturaux (détails de corniche, de console,...) repérés grâce à l'utilisation du vocabulaire architectural approprié pour ensuite, procéder à la recomposition de la facade de facon telle que la structure du texte reflète la structure de la composition architecturale. A titre d'exemple, voici a quoi pourrait ressembler la description (partielle) des facades de la place du Luxembourg sous une forme informatisée (syntaxe PoV-Ray).
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