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C'était
une de ces journées, où j'avais laissé mes pas me guider. Certes, ma tête y
était depuis longtemps. Mais, je n'avais pas encore eu l'occasion d'y être
vraiment...
A la recherche d'un passé qui du coeur de Bruxelles surgit soudain.
Du
secteur, de la rue, rien n'est vraiment évident. Faisant confiance à mon
flair, je m'adresse à une des maisons, où une gentille dame (merci!) me donne
amples renseignements et un coup d'envoi pour aller plus avant... Un peu plus
loin, je sonne à une porte. Le grésillement de l'ouverture automatique
m'invite à entrer.
Je traverse un petit jardin, sorte de sas, vers un autre temps.
Reconnaissant de pouvoir accéder à ce domaine privé.
Une
aimable dame (merci!) m'accueille. Je lui explique mon parcours.
Nous traversons alors quelques pièces, vers le fond d'une cour arrière.
Le soleil est splendide, la lumière est bleue.
Ma guide me laisse aller vers ma contemplation...
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Une ou des
portes...
Thierry Wauters
(WAUTERS, T. La première enceinte. 2001), raconte que "Cette
porte est d'abord appelée Porte de Sainte-Gudule, par sa proximité avec la
Collégiale. C'est aussi la Porte de Louvain puisqu'elle ouvrait sur le chemin
menant à cette ville. Mais, c'est surtout sous le nom de Treurenberg qu'elle
est connue. Elle servit, dès le XVIe siècle, de prison d'état et reçu alors
ce nom évoquant les pleurs des prisonniers sous lequel elle est désignée pour
la première fois en 1567. Il s'agit d'un bâtiment à deux tours projetées à
l'extérieur de l'enceinte encadrant le passage carossable et reliées entre
elles par un bâtiment droit; celui-ci était percé d'une baie en arc en plein
cintre. Ce n'est finalement qu'au Xe siècle que le corps de garde et la prison
de Treurenberg disparurent et furent remplacés par des maisons particulières.
Les aménagements en cours dans les maisons rue de Treurenberg, no8-10, ont
permis de mettre au jours, en fondation, le raccord entre la courtine et la
porte du Treurenberg."
D'après Marcel
Vanhamme (VANHAMME, M. Bruxelles...1968),"La
Porte Sainte-Gudule regardait en direction de Louvain et de Cologne. On
l'appellera plus tard Treurenberg ou Treurenborgh, Montagne ou Château des
Pleurs, car elle fut utilisée comme prison au XV1e siècle."
La Tour du Pléban
Selon Vanhamme (VANHAMME,
M. Bruxelles...1968),"La Tour du Pléban, construite à la
fin du XIIe siècle, en pierre de Baeleghem, se dégage du presbytère du doyen
de la Cathédrale. Elle doit son nom au religieux qui exerçait les fonctions
curiales auprèes des paroissiens. Avant sa restauration, l'intérieur de
l'édifice servait de cave à vin et l'ancien étage du guet supportait un
jardin. Les archéologues retrouvèrent des meurtrières, des créneaux bouchés
à l'aide de briques locales cuites au bois, un jeu de voûtes souterraines et
différents détails d'architecture militaire."
D'après Wauters
(WAUTERS, T. La première enceinte. 2001) : "Plus haut,
vers le Treurenberg, l'enceinte s'arrondit pour contourner la cathédrale
Saints-Michel-et-Gudule. La dernièrer tour de ce tronçon et la courtine
adjacente jusqu'à la Porte du Treurenberg subsistent encore à l'intérieur de
l'ïlot bordé par la rue du Bois Sauvage. Cette tour est un des quatre
spécimens encore conservés de nos jours. Elle se trouve dans le jardin de la
cure de Sainte-Gudule et est accessible au public sur demande uniquement. Elle a
fait l'objet, il y a peu, de travaux de rénovation et à cette occasion on la
déshabilla des aménagements modernes qui en avaient fait un cellier (monument
classé, 1991)."
"En 1452, le
pléban Alexandre de Beringhen avait acheté la propriété à laquelle était
attachée la jouissance de cette Tour qui en conserva le nom de "Tour du
Pléban", telle qu'elle se présente actuellement, il s'agit d'une tour du
type courant pour cette enceinte à plan en fer à cheval dépassant
l'alignement des courtines pour les flanquer et les protéger. (...) Après la
disparition de la courtine, l'escalier d'accès en une volée sur arc rampant a
été remplacé par une tour d'escalier de plan carré en briques, datant sans
doute du XVIe siècle et permettant d'accéder à tous les étages de la tour.
L'escalier primitif est bien conservé à droite de la tour, avec son arc
rampant et un arc de fondation partiellement dégagé de la terre est
actuellement bien visible. La courtine se poursuit de ce côté dans la
propriété voisine. Il s'agit du tronçon de courtine le mieux conservé de
l'ensemble de l'enceinte (monument classé, 1991)."
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