"...Comte Henri de Brédérode qui, en 1565, osa signer, comme Egmont, Hornes et quelques autres, le fameux "Compromis des Nobles", demandant la suppression du tribunal sanguinaire de l'Inquisition: cela lui valut d'être décapité sur l'échafaud du Grand-Sablon." 

(Source: D'OSTA, Jean, Dictionnaire historique et anecdotique des rues de Bruxelles. 1986.)


" Trois cents députés du parti Calviniste, ayant à leur tête Henri de Brederode, issu des Comtes
de Hollande, Louis de Nassau et son frère le Comte Guillaune 1er de Nassau, étaient venus
le 5 avril 1566 réclamer de la gouvernante Marguerite de Parme l'abolition de l'inquisition
menée par Philippe II d'Espagne, suite à la politique répressive de Charles Quint à
l'encontre du Calvinisme. Marguerite de Parme fut effrayée de cette démonstration.
Le Comte de Barleymont, son conseiller, la rassura en lui disant : Ce ne sont que des gueux,
faisant allusion à la simplicité de leurs vêtements. Ce mot imprudent ayant été entendu devint le mot
d'ordre d'une révolution, le soir même, au cours d'un banquet patriotique, les nobles faisaient de
cette injure leur mot de ralliement. Les insurgés firent honneur du nom de " Gueux ",
et prirent pour armes l'écuelle et la besace. On distinguait les Gueux des bois, qui
combattaient sur terre, et les Gueux de mer, qui avaient cherché un refuge sur la mer et
menaient des actes de piraterie, ils fermèrent en 1572 le golfe de Zuidersee qui était le passage
obligé des navires vers la mer du nord. Cette première révolte dura de 1566 à 1573.
Le Duc d'Albe réprima sévèrement la révolte, coupable elle aussi d'excès (mise à sac des églises, et massacre de Gorkum…) " 

( source: http://www.chez.com/flashette/hypotheses.html )


Malgré tout, l'aristocratie se soude par le " compromis des nobles "
( 1565 ). Ces gentils-hommes, à la tête desquels se trouvent Guillaume d'Orange, Egmont, Hornes, Marnix de Sainte Aldegonde et Brederode s'affublent alors du nom de " Gueux " que Berlaymont, conseiller de la Régente, leur donna le jour où ils se présentèrent devant elle, vêtus en pauvres, portant l'écuelle et la besace en signe de protestation. La révolte a trouvé son symbole.

En août 1566, en l'absence du duc d'Orange, les calvinistes enhardis se livrent alors à de violentes émeutes. L'insurrection se propage avec une effrayante rapidité en Flandre, Brabant, Hollande et Zélande. Le 16, une foule de calvinistes et d'anabaptistes se répandent dans la ville d'Anvers, détruisent les images pieuses, mutilent les édifices religieux, dont la cathédrale. En Artois, les " briseurs d'images " se déchaînent surtout dans le pays de Lalleu. A Arras, le calme règne, dû certainement au rayonnement exceptionnel de l'évêque Richardot et au nombre limité de protestants dans la ville. La répression ne se fait pas attendre. Philippe II n'apprécie pas et envoie des troupes commandées par le duc d'Albe pour rétablir l'ordre
( 1567 ). Entre cette date et 1573, des milliers de personnes tombent victimes de sa cruauté. La 5 juin 1568 sur la Grand Place de Bruxelles, les comtes d'Egmont et de Hornes sont décapités.

( source: http://www.nordmag.com/patrimoine/histoire_regionale/pays_bas/pays_bas_index.htm )