Caserne Albert (Pavillon Dubreucq)

La caserne Albert, à proximité de la rue du Pépin, du Sablon et de l'avenue Louise ...  Oubliée par le temps?

Panoramique (QuickTimeVR, 1.58m) Slideshow (JavaScript)


Je me trouvais à la Grand-Place quand je décidai de remonter vers la Caserne Albert. Voulais-je aussi remonter le temps, mais beaucoup s’était écoulé depuis que j’y étais passé. Après quelques rues, je longeai le Petit Sablon, en direction du Palais d’Egmont. Passé la rue des Petits Carmes, je n’étais plus très loin. Coincé entre le boulevard de Waterloo et la rue du Pépin, se trouvait l’entrée de la Caserne. Certes, il y a la partie restaurée - bourgeoise reconnue - dont on parle peu. Mais, il y a surtout la partie abandonnée, laissée à elle-même, ignorée par sa voisine, habitée par une faune qui se veut discrète mais néanmoins présente. 

La rue du Pépin est plus largement dévastée et laisse place à l’imaginaire, pour ce qu’elle était ou aurait pu être. Divers trous dans les murs permettent d’accéder à des mondes variés, jardins secrets d’un univers a l’arrêt.  

Par moments, j’ai le sentiment de me perdre. Passant les murailles, parfois de façon équivoque, quittant un jardin pour passer dans un suivant. La sortie d’un bâtiment appelant l’entrée d’un autre. 

Murs et couloirs s’entrecroisent, la où escaliers disparaissent, avant de plonger vers d’autres. Des pièces laissent deviner les présences de jadis, en un silence suspendu. Certaines semblent avoir été quittées depuis peu. L’aura est luisante, la présence émanente. 

Quelques planchers ont laissé d’envergure le poids des années les traverser. Je dois prendre garde de ne pas en faire autant. Les murs livrent quelques histoires. Certaines sont racontées, d’autres hurlées. Le sol, accompagne, parfois se dérobe. 

Je quitte les lieux, remonte la rue. J’arrive au boulevard, regarde derrière moi la rue desolée. Y suis-je jamais entré, qui sait …

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