La petite histoire de l'iris bruxellois...


La vallée de la Senne abrite Bruxelles depuis plus de 1000 ans... 

Avec les siècles, la ville basse s'est progressivement étalée vers les fonds marécageux mais au temps des Ducs de Brabant, les plaines marécageuses aux iris d'or cernaient l'enceinte bruxelloise... 

Et cette modeste plante aquatique donna une belle victoire stratégique aux hommes du duc. En effet, ceux-ci étant du pays, ils savaient que l'iris ne pousse que dans quelques centimètres d'eau. Dès lors, ils leur suffisaient de lancer leurs chevaux au galop dans la plaine innondée... en piétinant soigneusement les touffes d'iris. 

Moins calés en botanique et enhardis par le galop insouciant des soldats bruxellois, leurs adversaires ne manquèrent pas de s'enliser... 

Et voila pour la légende...


C'est le nom scientifique de l'iris jaune, symbole de la région de Bruxelles-Capitale, reproduit abondamment (trams, métros, taxis, etc.) mais qui reste bien malconnu... 

Le choix de l'iris des marais (ou «iris jaune», appartenant à la grande famille des iridacées) comme emblème de Bruxelles ne date pas de la naissance de la région de Bruxelles-Capitale, le 18 juin 1989, comme on le croit trop souvent. 

En 1924, R. Cornette écrivait que "cette fleur a été choisie parce qu'elle croît dans les marais, tout comme la capitale pris naissance sur les bords marécageux de la Senne et de ses affluents"(Maalbeek, Roodkloosterbeek, Geleytsbeek, Vuylbeek, Kerkebeek, Leybeek,...). Aujourd'hui, on peut encore, malgré une urbanisation galopante, voir pousser l'iris dans son cadre naturel: il suffit de faire l'agréable promenade du vallon du Vuylbeek, dans la forêt de Soignes. 

C'est le 5 mars 1991 que le Conseil régional de Bruxelles-Capitale décidait de choisir un iris comme emblème de la région. Un grand concours public fut organisé, afin d'en définir l'aspect. Après bien des péripéties, c'est le projet de Jacques Richez qui fut retenu par les autorités. 

Un jardin d'iris a été aménagé dans l'ancien jardin botanique de Bruxelles, à côté de la seule sculpture en pierre appelée «La jeune fille sauvée des eaux»


Source :  http://www.eurobru.com/irisin40.htm#histoire

Le Monde de l'Iris - édité par l'IBGE