| Les origines |
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Les trouvailles archéologiques laissent supposer
que la vallée de la Senne était habitée depuis l’époque
néolithique. C’est la présence de marécages qui est
à l’origine du nom de la future ville : Bruoc : '' marais '' ; sella
: '' habitation ''.
979
Date officielle de la naissance de Bruxelles. En 977,
Charles de France reçoit en fief d’Otton II le duché de Basse-Lotharingie.
Il décide d’installer sa demeure fortifiée (castrum) sur
une des îles de la vallée de la Senne. La position stratégique
du site (point de rencontre entre la Senne –encore navigable- et une voie
commerciale reliant Nivelles à Anvers), alliée à la
présence de constructions militaires, contribue au développement
administratif et économique de l’agglomération. Cette dernière
se voit dotée d’un embarcadère, d’une place de marché
et de plusieurs églises ou chapelles (Saint-Géry, Saint-Michel,
Saint-Jacques).
Mais il faut attendre le 12e siècle pour que Bruxelles
acquierre une véritable dimension urbaine.
Charles de France, duc de Basse-Lotharingie, s’établit
sur une île de la vallée de la Senne qu’il fortifie.
1047
Nouveau château ducal au Coudenberg:Le premier
château du Coudenberg (actuelle place Royale) fut construit entre
1047 et 1121. De simple demeure fortifiée sous les ducs de Brabant,
il se transforma graduellement en un vaste et somptueux palais. La beauté
de son architecture, le charme de son parc et la richesse de ses collections
artistiques lui valurent une renommée internationale. Dürer,
de séjour à Bruxelles en 1520, nota dans son journal: ''
J’ai vu derrière le palais du roi à Bruxelles, les fontaines,
le labyrinthe, le jardin des bêtes. Je n’ai vu de ma vie chose plus
amusante et plus agréable. ''
Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1731, le palais brûla
presque intégralement, entraînant des pertes matérielles
considérables (notamment plusieurs œuvres de P.P.Rubens) . C’est
en 1776, à l’emplacement de l’ancienne place des Bailles, que débutèrent
les travaux d’aménagement de la place Royale, suivant les plans
de l’architecte français Nicolas Barré.
c.1100
Construction de la première enceinte: La
première enceinte de Bruxelles, érigée aux environs
de 1100, avait une longueur approximative de 4 km. Elle comprenait 40 tours
de défense et était percée de quatre portes. S’il
ne reste plus rien de ces dernières, les vestiges de quatre tours
ont subsisté jusqu’à nos jours. La plus célèbre
d’entre elles est la tour d’angle –dite Anneesens- actuellement en bordure
du boulevard de l’empereur.
La seconde enceinte, dont l’exécution s’étendit
de1356 à 1379, était longue de 8 km. Elle englobait largement
les faubourg nés à l’extérieur de la première
et présentait la forme d’un pentagone (les boulevards actuels en
suivent le tracé). Elle était garnie de 74 tours et de 7
portes. Le seul témoin matériel de cette enceinte est la
porte de Hal. Transformée en donjon au 19e siècle, cette
dernière abrite de nos jours la collection '' folklore '' des Musées
royaux d’Art et d’Histoire (Musée de la porte de Hal).
12e s
Bruxelles acquiert une véritable dimension
urbaine. Construction des premières églises romanes.
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| 13e siècle |
1200
Début
de l’industrie drapière bruxelloise. Fondation de l’abbaye de la
Cambre.
1229
Première charte urbaine.
L’industrie drapière se développe à
Bruxelles pendant le 13e et le 14e siècle. Aux environs de 1300,
le commerce du drap bruxellois prend une dimension internationale: on le
retrouve à Paris dès 1280, à Florence en 1307, et
à Gênes en 1310. Au milieu du 14e siècle, la ville
possède sa propre halle aux draps. La gilde de la draperie achète
les laines d’Angleterre et d’Irlande, la répartit entre les entrepreneurs
qui, à leur tour, la distribue aux ouvriers. La gilde est une organisation
puissante. Elle fixe les salaires, réglemente la fabrication et
prend les mesures concernant l’exportation des produits finis. Si le 14e
siècle est la période d’épanouissement de l’industrie
drapière, cette dernière va néanmoins connaître
le déclin dès la fin du siècle. Souffrant d’une baisse
de qualité, elle cède progressivement la place à d’autres
industries telle que celle de la tapisserie.
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| 14e siècle |
c. 1350
Bruxelles évince Louvain comme
capitale du duché de Brabant.
1356
Les bruxellois, menés par Everard ‘t Serclaes,
reprennent la ville au Comte de Flandre.
1357
Début de la construction de la deuxième
enceinte.
Everard ‘t Serclaes
Héros de la reprise de Bruxelles au Comte de Flandre
Louis de Male en 1356.
Everard ‘t Serclaes, accompagné d’une centaine
d’hommes, rentra dans la ville occupée pendant la nuit du 24 octobre.
Après avoir escaladé les remparts, il se dirigea vers la
place du marché où il arracha l’étendard de Flandre.
Ensuite, aidé des Bruxellois, il réussit à repousser
la garnison vers une porte de la ville. A la suite de cet exploit, ‘t Serclaes
reçut le titre de chevalier par le duc Wenceslas. Il fut également
nommé échevin de la ville à plusieurs reprises.
Une plaque à la mémoire d’Everard ‘t Serclaes,
œuvre de Julien Dillens, se trouve près de la Grand-Place (rue Charles
Buls). Caresser le bras du héros, dont le corps sculpté est
étendu sur la partie inférieure du monument, porte chance.
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| 15e siècle |
1401
Début de la création de
l’aile orientale de l’hôtel de ville.
1404
Création de la Chambre des Comptes.
1421
'' Révolution démocratique '' ; Participation
des représentants des métiers au gouvernement de la ville.
1430
Joyeuse Entrée de Philippe le Bon, duc de
Bourgogne
1435
Bruxelles compte 6.731 foyers (environ 32.000 habitants).
1436
Roger van der Weyden devient peintre officiel de
la ville de Bruxelles.
1475
Premier livre imprimé à Bruxelles.
1480
Achèvement de l’église Sainte-Gudule.
c.1500
Début de la construction de l’église
Notre-Dame des Victoires au Sablon.
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| 16e siècle |
1514
Naissance à Bruxelles d’André
Vésale, le '' père de l’anatomie ''.
1515
Joyeuse entrée de Charles-Quint à Bruxelles
1515-1531
Construction de la Maison du Roi (Broodhuis),
Grand-Place.
1531
La gouvernante Marie de Hongrie s’installe au palais
du Coudenberg. Bruxelles devient capitale de fait des Pays-Bas.
1555
Abdication de Charles-Quint en faveur de Philippe
II au palais du Coudenberg.
1561
Ouverture du canal de Willebroek à la navigation.
1563-69
Séjour et mort de Bruegel l’Ancien à
Bruxelles.
1567
Arrivée à Bruxelles du duc d’Albe.
Instauration d’un régime de terreur.
1568
Exécution des comtes d’Egmont et de Hornes
à la Grand-Place.
1585
Bruxelles capitule devant Alexandre Farnèse,
fils de Marguerite d’Autriche. Fin du régime calviniste.
1599
Joyeuse Entrée à Bruxelles des archiducs
Albert et Isabelle.
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| 17e siècle |
1619
Jérôme Duquesnoy exécute
la statuette de Manneken-Pis.
1667-69
La peste ravage Bruxelles.
1695
Bombardement de la ville ordonné par le maréchal
français Villeroi. La Grand-Place est dévastée.
1697-1700
Reconstruction de la Grand-Place
1700
Fondation de l’Opéra de Bruxelles, le '' Grand
Théâtre sur la Monnaie ''.
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| 18e siècle |
1711
Fondation de l’Académie des Beaux-Arts.
1725
Entrée à Bruxelles de l’archiduchesse
Marie-Elisabeth, gouvernante des Pays-Bas.
1731
Incendie du palais du Coudenberg.
1744
Entrée à Bruxelles de Charles de Lorraine,
gouverneur au nom de Marie-Thérèse d’Autriche.
1746-49
Capitulation et occupation de Bruxelles par les
troupes françaises de Louis XV commandées par le Maréchal
de Saxe.
1776-1780
Aménagement de la place Royale.
1784
Bruxelles compte environ 75.000 habitants.
1795
Bruxelles est simple chef-lieu du département
français de la Dyle ; le français devient la langue obligatoire.
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| 19e siècle |
1810
Napoléon Bonaparte en visite officielle
à Bruxelles ordonne de créer les boulevards extérieurs.
1815
Bruxelles devient la seconde capitale des Pays-Bas.
1819
Apparition de l’éclairage public au gaz.
1830
Révolution belge
1831
Le 21 juillet, prestation de serment du roi Léopold
I place Royale.
1834
Création de l’Université Libre de Bruxelles,
sous l'impulsion d'Auguste Baron et de Théodore Verhaegen.
1837
Création de la Bibliothèque royale
de Belgique.
1854
Apparition des premiers tramways à traction
chevaline.
1866-83
Construction du Palais de Justice, œuvre de Joseph
Poelaert.
1867-72
Voûtement de la Senne.
1873
Inauguration de la Bourse de Bruxelles.
1880
Exposition internationale, parc du Cinquantenaire.
Restauration de la Grand-Place.
1892
Construction de l'Hôtel Tassel, oeuvre de Victor
Horta.
1896
Ouverture de la première salle publique de
cinéma à Bruxelles.
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| 20e siècle |
1914-1918
Occupation allemande: Le 20 août
1914, les bruxellois assistent impuissants à l’entrée des
troupes allemandes dans les rues de la capitale. L’attitude patriotique
du bourgmestre Adolphe Max lui vaut d’être arrêté et
déporté. Les nombreuses réquisitions, arrestations
et contrôles pratiqués par l’occupant rendent l’atmosphère
particulièrement étouffante. Mais c’est la question du ravitaillement
de la population qui constitue le problème majeur pour les autorités
communales. Ces dernières distribuent dans chaque foyer des cartes
de rationnement, et, grâce au secours de la Commission for Relief
in Belgium, la famine est évitée aux bruxellois.
La situation alimentaire reste malgré tout fort
pénible pendant toute la durée de l’occupation. La résistance
à l’occupant prend diverses formes, allant de la protestation aux
actes d’espionnage, en passant par la parution de journaux patriotiques
échappant aux contrôles de l’occupant (La Libre Belgique).
Les troupes allemandes ne quitteront la ville qu’après la signature
de l’armistice le 11 novembre 1918. Onze jours plus tard, le roi Albert
et la reine Elisabeth font une entrée triomphale dans la capitale.
1931
Promulgation de la loi introduisant le bilinguisme
administratif dans l’agglomération bruxelloise.
1940-44
Seconde occupation allemande: Le 18 mai 1940,
les troupes allemandes entrent dans une capitale en grande partie dépeuplée.
Très rapidement, les réquisitions et arrestations se multiplient
et le rationnement se révèle déficient. Le ravitaillement
officiel n’étant guère suffisant, les bruxellois se voient
contraints d’acheter à des prix exorbitants leurs aliments au marché
noir. En 1941, le bourgmestre Vande Meulebroeck est arrêté.
La même année, l’Université Libre de Bruxelles, s’opposant
à la présence de professeurs imposés par l’occupant,
ferme ses portes. En 1942, la mise au travail obligatoire en Allemagne
est instaurée. Devant le durcissement progressif des autorités
d’occupation, la résistance s’organise sous de multiples formes
(l’Armée secrète, le Mouvement national belge, le groupe
G, le Front de l’Indépendance…). Bien que condamnée par la
grande majorité des bruxellois, la collaboration n’en est pas moins
présente dans la capitale. Le 3 septembre 1944, après plusieurs
mois particulièrement pénibles pour les bruxellois, la ville
est libérée par les armées alliées.
1958
Exposition internationale au Heysel: L’exposition
universelle qui se tient sur le plateau du Heysel d’avril à octobre
est un succès total. Plus de 40 millions de visiteurs sont enregistrés.
Le retentissement de l’évènement est énorme. Le clou
de l’exposition est sans nul doute l’Atomium, œuvre conçue par l’ingénieur
A. Waterkeyn et qui représente un cristal de fer agrandi 165 milliards
de fois. Sa réalisation nécessite 18 mois d’étude
et 18 mois d’exécution. Ce monument haut de 102 m, qui, à
l’origine, devait être détruit après l’exposition,
est devenu le symbole de la capitale. Sa sphère supérieure
abrite un restaurant, tandis que quatre autres de ses sphères ont
été aménagées en musée (le musée
scientifique de l’Atomium).
Installation à Bruxelles du siège de la
CEE et de l’Euratom: Le rôle international de Bruxelles s’est forgé
progressivement au cours de ces 50 dernières années, entrainant
une modification profonde de la composition de la population: un habitant
sur quatre de la Région est de nationalité étrangère,
et la ville présente actuellement une forte dimension pluriculturelle.
Le 17 mars 1948 est signé à Bruxelles le
traité créant l’Union de l’Europe occidentale (UEO). Le 18
avril 1951, le traité instituant la Communauté européenne
du charbon et de l’acier est conclu. Mais c’est à Luxembourg qu’est
établi le siège de la CECA. Le 26 juin 1956, à Val-Duchesse,
s’ouvrent les négociations sur les nouveaux traités européens.
Le traité de Rome rentre en vigueur le 1 janvier 1958. Trois villes
sont candidates au siège des nouvelles institutions: Bruxelles,
Paris et Luxembourg. Les débats débouchent sur un compromis
: il est convenu que, pour le premier semestre de 1958, la Commission et
le Conseil siègeraient dans la capitale du pays assumant la présidence
du conseil, c’est-à-dire la Belgique (la présidence du Conseil
étant attribuée par rotation alphabétique). Les positions
demeurant figées au sujet du siège, l’état de fait
au bénéfice de Bruxelles se consolide. Avant le transfert
de la Commission au Berlaymont et du Conseil au Charlemagne, les réunions
se tiennent au Palais des Congrès. Le siège du Parlement
européen est partagé entre Bruxelles et Strasbourg. Le vaste
bâtiment bruxellois du Parlement européen, dénommé
'' le caprice des dieux '', a été installé derrière
la gare de Luxembourg. Le transfert en 1967 du siège de l’OTAN à
Bruxelles renforce considérablement le rôle international
de Bruxelles.
1963
La loi du 2 août donne pour la première
fois une forme institutionnelle à une entité administrative
appelée '' Bruxelles Capitale '' comprenant 19 communes bilingues.
1967
Le siège de l’OTAN est transféré
à Bruxelles.
1976
Mise en service de la première ligne de métro.
1989
La région de Bruxelles-Capitale est dotée
d’un Conseil et d’un Exécutif.
|
| Bibliographie |
-
DUBREUCQ Jacques, Bruxelles, une histoire capitale, 9 volumes,
Dubreucq édition. 1996.
-
DUMONT Georges et UYTTERBROUCK André (dir.), Bruxelles.
Mille ans de vie quotidienne, La Renaissance du Livre, 1979.
-
DUMONT, Georges-Henri, Histoire de Bruxelles. Biographie
d’une capitale , Le Cri édition, 1997.
-
HENNE, Alexandre et WAUTERS Alphonse, Histoire de la villle
de Bruxelles (4 vol.), éditions culture et civilisations, 1969.
-
SMOLAR-MEYNART, Arlette et STENGERS, Jean (dir.), La région
de Bruxelles. Des villages d’autrefois à la ville d’aujourd’hui
, Crédit Communal, 1989.
-
SMOLAR-MEYNART, Arlette (dir.), Autour du bombardement de
Bruxelles de 1695. Désastre et relèvement , Bulletin du Crédit
Communal n°199, 1997.
-
STENGERS, Jean (dir.), Bruxelles. Croissance d’une capitale
, Fonds Mercator, 1979.
-
VAN HAMME, Marcel, Bruxelles jadis. La ville et les événements
historiques tels que les artistes les ont vus , Mercurius, 1975.
-
VERNIERS, Louis, Bruxelles. Esquisse historique , De Boeck,
1941.
-
VERNIERS, Louis , Un millénaire d’Histoire de Bruxelles.
Depuis les origines jusqu’en 1830 , De Boeck, 1965.
|
| Info
Source |
| Autres
Sources |
|
The History of
Brussels (PDF)
|
|
Histoire,
traditions et légendes (PDF)
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